Accueil Actualité Portons ensemble l’écologie de l’espoir

Portons ensemble l’écologie de l’espoir

A la question, «EELV peut-il survivre au départ d’Emmanuelle Cosse et de nombreux autres élus dans les derniers mois ?», David Cormand - secrétaire national  EELV - répond ; "Oui. En nous réinventant. Le remaniement clôt une séquence où nous avons tenté de participer à la coalition gouvernementale aux côtés du PS sans parvenir à en influencer notablement la politique. Nous avons quitté le gouvernement devant l’indigence des politiques menées. Les écologistes qui viennent d’y rentrer au nom du pragmatisme entérinent une position de minoritaires, se nourrissant de miettes. Nous sommes désormais face à un choix : soit on reste un parti de « contre-pouvoir », où l’on continue nos fines analyses de la marche du monde, en tentant parfois d’être le poil à gratter de ceux qui exercent le pouvoir, mais on se considère toujours comme minoritaire. Soit on considère que nous avons vocation à devenir majoritaires. C’est ma perspective, même si le saut à accomplir est immense. C’est pour moi le troisième temps de l’écologie politique, après la période du « ni-ni » puis le temps de l’ancrage à gauche : l’affirmation que nous devons conquérir le pouvoir par nous-mêmes. Ça ne veut pas dire sans partenaire, mais avec une ligne politique à vocation majoritaire."

En attendant, l’écologie continue de vivre, sur le terrain comme dans les institutions.

Cette semaine, nos eurodéputés ont révélé l’évasion fiscale à grande échelle du géant IKEA, privant les citoyens d’une somme faramineuse : près d’un milliard d’euros depuis 6 ans. La recherche de la justice fiscale au service des plus faibles contre les lobbys est une priorité.

Nos députés se sont fermement opposés à la prolongation de l’état d’urgence pour dire non à un régime d’exception permanent et protéger -avec recul et discernement- nos libertés publiques.

Sur le terrain, nous serons nombreux, dans les semaines et les mois à venir, à nous opposer au projet archaïque et destructeur de Notre-Dame-des-Lande. La récente mobilisation contre l’extension des panneaux publicitaires dans les petites villes a vaincu la loi du plus fort et constitue une victoire culturelle importante.

Encore et toujours d’actualité, des luttes essentielles, telle que la lutte antinucléaire (Fessenheim, l’EPR de Flamanville, le projet Cigéo de Bure), la lutte contre l’implantation d’un incinérateur dans l’Aube ou la défense des droits sociaux (face par exemple à la réforme du droit du travail), celle des droits des migrants et tant d’autres encore.

Garantir l’application stricte de la loi de transition énergétique au cœur des territoires et décliner à l’échelle locale l’accord de Paris signé entre 196 pays constituent également des défis aussi importants que stimulants.

Ces combats nationaux et locaux continuent, plus que jamais. La France n’a ainsi jamais eu autant besoin d’écologie pour construire son XXIe siècle, comme d’écologistes sincères et dévoués unis derrière une même une cause qui nous dépasse toutes et tous.

Nous avons pour nous nos convictions et notre croyance collective dans un monde plus juste.

Europe Ecologie Les Verts - Aube